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  • Bonjour tout le monde !

    Bienvenue sur WordPress. Ceci est votre premier article. Modifiez-le ou supprimez-le, puis commencez à écrire !

  • Au moins 375 mercis !

    Au moins 375 mercis !

    Vous êtes déjà plus de 375 à avoir contribué à notre cagnotte solidaire pour nous aider à nous relever après la tempête. Votre générosité nous touche profondément et nous avons encore besoin de vous.

    Grâce à vous — et à l’assurance — nous allons pouvoir sauver le fruitier, indispensable au stockage de nos légumes, rebâcher la serre criblée par les grêlons, et réparer la toiture de la boutique, qui vous accueille par tous les temps.

    La cagnotte sera clôturée ce dimanche 30 novembre. D’ici là, chaque soutien compte encore énormément.

    Avec quelques dons supplémentaires, nous pourrions aussi :
    réparer la toiture de l’éco-centre, notre bâtiment bioclimatique construit en réemploi,
    remettre en état le four à pain, qui régale la vallée chaque vendredi,
    consolider la toiture du bûcher, indispensable au stockage du bois.

    Si vous le pouvez, partagez la cagnotte autour de vous : famille, amis, collègues… toutes celles et ceux qui souhaitent, comme nous, imaginer et faire vivre des solutions pour nourrir l’humanité de demain.

    https://www.lepotcommun.fr/pot/ejd2hg70

    Merci, du fond du cœur, pour votre soutien et votre confiance.

    Tout l’équipe de la Ferme du Bec Hellouin

  • Redonner à la terre qui me porte et me nourrit

    Bonjour à toi, cette fois c’est Rose qui écrit le Carnet de bord !

    Je suis émue de te partager la vie de ce nouveau chapitre qui est en train de s’écrire à la ferme. Étant la deuxième fille de Charles, le lien à la ferme se tisse depuis mes 4 ans. J’y ai chatouillé mes premiers vers de terre, si étonnée qu’on les appelle ici nos “amis”, élevé des escargots, développé une passion des limaces – oui, tout ça est très visqueux -, assisté avec grand intérêt la ponte d’un oeuf de poule en direct et observé ce que j’appelais le “spectacle des oiseaux” virevoltants au soleil couchant. Un pied chez ma mère en région parisienne et l’autre ici, cette balance a façonné mon désir de prendre soin des paysages, quels qu’ils soient. Aujourd’hui je suis paysagiste, ce dont je rêve d’être depuis mes 15 ans après la découverte de ce métier à la ferme. Il regroupe tout ce que j’aime : créer, apprendre continuellement, mais surtout faire concrètement du bien à l’environnement et aux humains. Je me sens tellement chanceuse d’avoir pu suivre des formations à la ferme, si déterminantes dans ce qui m’anime depuis : les paysages comestibles.

    C’est pour cela, et je m’arrête bientôt de parler de moi, qu’après mon passage aux Beaux-Arts et à l’Ecole de Paysage de Versaille-Marseille, un travail en agence à Montpellier, la vie m’a ramenée vers mes racines normandes, et j’ai décidé de le voir comme un cadeau. A mon tour, j’ai envie d’apporter à la ferme et à mon père ce que j’ai appris, de les remercier comme je peux, et surtout d’accompagner Lila et l’équipe dans la poursuite de leurs engagements. Gratitude pour cette ferme qui grouille de vie : cet été, je comptais une vingtaine d’espèces d’oiseaux en la traversant. Cela ne fait que de me donner envie de crier : davantage de fermes comme celle-là, partout !

    Réinventer l’agriculture : explorer, agir, partager

    Mon rôle à la ferme ? J’ai pris en janvier dernier, avec le plus grand plaisir, la coordination des programmes de recherche. Mes stages sur les sols, l’hydrologie régénérative, la faune avec la LPO, mon mémoire sur les systèmes d’irrigation, mon projet de fin d’étude sur la pollution des sols… m’ont préparée à cette responsabilité. Comprendre que des liens invisibles entre chaque élément tissent le paysage a éveillé en moi une profonde soif d’apprendre.

    Trois projets sont déjà en cours depuis bien des années : l’étude de la mini forêt-jardin, les céréales jardinées et les jardins de bois. Les recherches-actions que nous souhaitons lancer en 2026, pour 10 années au-moins, traiteront de l’étude de la biodiversité, de la santé des cultures et des évolutions climatiques, thématiques essentielles à la pérennité des fermes. Si tu veux en savoir plus, tu peux lire le dossier de présentation ici. Nous avons besoin de partenaires et recherchons activement des mécènes, avis aux amateur·ices !

    Franziska termine son Master à l’Université d’agronomie de Wageningen. Depuis 3 mois, elle réalise une superbe carte de la ferme, avec une précision qui nous scotche tous·tes ! Les 3000 arbres et arbustes présents sur les 5 hectares ont été analysés selon leur état sanitaire, leur période de récolte, etc. Merci à elle pour sa rigueur, ce travail constituera une base précieuse pour nos recherches ! Les différentes couches de la carte et des analyses statistiques intègreront son mémoire, publié sur notre site internet en janvier.

    Pour rendre accessibles au plus grand nombre les résultats significatifs des études menées à la ferme depuis 15 ans, je démarre une petite chronique de vulgarisation dessinée. Il me tient à coeur de partager de manière simple, concrète et visuelle, les données scientifiques recueillies à la ferme, qui peuvent encourager chacun·e à adopter des pratiques agricoles plus vertueuses et durables. La première chronique est consacrée au stockage de carbone dans les sols — un sujet clé de la transition agricole. C’est un travail en cours, voici quelques esquisses. Tu découvriras bientôt la chronique terminée !

    Rêver ensemble !

    Nous avons accueilli il y a quelques jours le conseil d’administration de notre Institut de la Ferme du Bec Hellouin, l’association à but non lucratif qui pilote nos programmes de recherche et activités d’essaimage. Des ami·es de longue date de la ferme, si généreux·ses en conseils et enthousiasmé·es par le réveil que nous opérons avec l’équipe. Cela nous motive beaucoup, et nous mettons tout en œuvre pour continuer d’être un laboratoire d’expérimentations de la vie paysanne, radical et sensible, afin d’aider un maximum de gens à adopter un mode de vie plus résilient. Nous rêvons grand, et choisissons de partager notre optimisme !

    Les couleurs chaudes de l’automne

    L’automne nous offre toujours ses belles couleurs, sa brume tonifiante, des rayons de soleil tellement appréciables et ces moments de convivialité au coin du feu.

    Chaque jour on apprend !

    Nous entrons dans les mois d’hiver, davantage centrés sur l’entretien avec, par exemple, la réparation de l’éolienne et des bacs en bois dans la serre. Lou a forgé des ferrures pour sa belle charpente réalisée à la hache, érigée au-dessus du pressoir à longue étreinte daté de 1816. Nous avons poursuivi la fabrication du cidre, semé des céréales avec un semoir du 19ème siècle, utilisé le tarare pour vanner le blé, paillé les cultures et les arbres fruitiers avec le fumier…

    Des sourires à la ferme

    Quel bonheur de retrouver nos ami·es de l’équipe tous les jours ! Chaque personne ajoute sa couleur à notre arc-en-ciel, qui évolue toujours, en quête de son harmonie idéale. Chaque talent se déploie de jour en jour, c’est beau d’explorer ensemble !

    Nous nous nourrissons toujours des rencontres, avec l’accueil des membres du Camping des Sablons que nous accompagnons avec Charles, les étudiant·es de l’école d’architecture de Belleville, Jean-Luc qui est un agronome impliqué dans le développement de l’agroforesterie en Tanzanie et sa femme Lydia, ainsi que Joseph, paysan-chercheur au Togo avec l’équipe d’Horizons Solidaires. Nous soignons aussi nos liens avec la communauté locale. Nous avons participé à la Fête de l’automne au Moulin de Livet et à une visite aux Jardins de la Mésangère non loin d’ici.

    Résilience en action : savoirs et pratiques pour un futur désirable

    Résilience en action : savoirs et pratiques pour un futur désirable

    Si tu souhaites te former sur des sujets variés liés à l’autonomie, regarde les formations courtes que nous proposons en 2026. Elles porteront sur la charpente paysanne, la traction animale paysanne, l’artisanat du bois, l’initiation à la médecine des plantes, la cuisine vivante et les plantes sauvages comestibles et le micro-fournil au levain naturel. Les intervenant·es sont des praticiens·nes, expert·es dans leur domaine. Ces stages sont aussi l’occasion de s’immerger quelques jours dans la ferme pour se nourrir de tous les savoir-faire développés ici.

    Il reste aussi des places pour la formation Microfermes et Forêts-jardins. Tu y apprendras la conception d’un lieu autonome et résilient, avec la découverte des nombreuses pratiques qui y sont liées comme l’autonomie énergétique, l’entretien des arbres fruitiers, les céréales jardinées, la production de semences, l’intégration des animaux, etc. Cette formation est centrée sur le design permaculturel d’un lieu et les projets portés par les stagiaires sont étudiés en profondeur. Il est bien évidemment possible d’y participer si l’on n’a pas encore de lieu, la formation propose des clés afin de choisir l’endroit qui répond au mieux à ses aspirations. Elle constitue un CCP (Cours de Conception en Permaculture), et une attestation de formation te sera remise à l’issue du cursus. Un premier pas vers un changement d’orientation professionnelle pour de nombreux·ses stagiaires.

    Pour t’inscrire aux formations : Inscriptions – Ferme biologique du Bec Hellouin.

    Un immense merci du fond de nos cœurs !

    Enfin, nous tenons à vous remercier pour la générosité de vos dons et messages de soutien sur la cagnotte en ligne. Plus de 400 personnes ont répondu à notre appel suite à la grêle qui a endommagé plusieurs de nos bâtiments. Nous allons organiser une journée d’accueil à la ferme pour échanger avec ces donateur·rices, afin de vous témoigner toute notre reconnaissance. Vous nous encouragez tellement !

    Bientôt un livre sur les outils !

    Charles a commencé en novembre la rédaction d’un nouveau livre dans lequel il transmet toute sa passion pour les outils manuels. Il traite des outils de l’autonomie utilisés pour divers types d’artisanat, pour les jardins et les fermes. Vous y rencontrerez Lou et Loïc, nos amis qui ont reconstruit la charpente de la nef de Notre-Dame de Paris, ainsi que d’autres amis artisanes et artisans. Les premières photos d’Anaïs Barelli sont superbes ! La parution est prévue à l’automne 2026 chez ULMER.

    Regardons les plantes comme nos grandes sœurs !

    La grêle, les inondations de cet été, mais surtout la force et l’intelligence de la biodiversité devraient sans cesse nous rappeler à une humilité immense face aux paysages. Humilité, humus, humain, nous sommes tous·tes de la même famille ! Ami·e de la Terre, je t’invite à la lecture du livre étonnant de Jean Thoby, Le chant secret des plantes. Pépiniériste, il écoute les vibrations émises par ses cultures grâce à des boîtiers spécifiques. Il raconte combien les plantes sont sensibles aux énergies et même aux sons. Leurs vibrations témoignent d’un dialogue curieux avec le monde, guidé par une quête d’harmonie. Regardons les plantes comme nos grandes sœurs !
    Un reportage récent d’Arte décrit comment certains animaux et plantes arborent des couleurs fluorescentes que notre spectre des couleurs ne nous permet pas de voir. Quel monde magique et pourtant nous le connaissons si peu, nous ne voyons et n’entendons qu’une infime partie de sa beauté ! Prenons soin de chaque autre vivant sans qui nous ne serons rien ! Apprenons d’eux, émerveillons-nous d’eux avec la même surprise que lorsque nous étions enfant ! Je te souhaite plein de bonheur et d’émerveillements !

  • Tout ce qui est beau vient de la Terre et de mes mains

    Bonjour, ici Mathilde à la rédaction du carnet de bord d’octobre !

    Je suis arrivée à la ferme en avril pour m’occuper de la gestion, du développement de projets et de la traction animale — pour mon plus grand bonheur. J’habite une vallée voisine ; j’ai quitté ma banlieue parisienne il y a quelques années pour mieux habiter un territoire choisi, avec mon amoureux, mon chien et mes chevaux.
    Pour moi, mieux habiter, c’est un projet de vie : apprendre à connaître et aimer les vivantes* autour de soi, tisser des liens qui libèrent avec elles, et ménager le paysage pour y dérouler nos existences — et celles de nos enfants — dans la douceur.
    La rencontre de Lila, lors d’un atelier vannerie à l’Association du Moulin de Livet, a catalysé mon arrivée ici. Voilà pour la belle histoire de cœur qui m’a menée à la ferme. Pour l’histoire professionnelle, c’est ici que ça se passe.

    Crédit photo : @remyzorg

    Dans Vallée du Silicium, Alain Damasio écrit : “La matérialité du monde est une mélancolie désormais.” Ces mots cognent fort dans mon cœur d’ex-citadine. Nos vies sont hyperconnectées mais pauvres en liens, menées à la baguette frénétique d’algorithmes qui nous échappent. Ne vous êtes-vous jamais sentie mélancolique face à l’IA ? Nous n’avons jamais eu autant de pouvoir de faire faire des choses aux machines, et pourtant jamais été aussi impuissants comme êtres vivants.


    Face à ce constat, il y a les mots confondants de vérité de Samuel Lewis : « Tout ce qui est beau vient de la Terre et de mes mains« . Évident, lumineux. Je crois que c’est ça, précisément, qui touche nos cœurs lorsque l’on découvre la ferme du Bec Hellouin pour la première fois. Cette ferme est incarnée : on y devine les rêves de Charles bien sûr mais aussi l’espoir, la détermination et l’amour de toutes celles qui ont façonné ce lieu unique. A la Terre et à nos mains, je rends hommage.

    Se former aux savoir-faire paysans

    C’est dans cet esprit que nous avons voulu vous partager les savoir-faire qui nous rendent heureuses au quotidien. Ces gestes par lesquels nous nous sentons plus libres, plus puissantes et qui créent le beau.

    Nous enrichissons donc notre offre avec 6 formations courtes, qui viennent s’ajouter à nos deux formations longues, « Jardinier-maraîcher » et « Microferme et forêts-jardins », pour lesquelles quelques places sont encore disponibles. Je vous présente ci-dessous chacun de ces programmes, en espérant vous accueillir ! Pour toutes questions, n’hésitez pas à cliquer sur les liens proposés, ils vous guideront vers notre programme détaillé. Je suis aussi à votre disposition par mail (mathilde@fermedubec.com) ou par téléphone (02 32 44 50 57).

    Charles a depuis longtemps envie de vous ouvrir les portes de son atelier pour découvrir l’artisanat du bois, omniprésent dans la ferme. Venez découvrir avec Blandine Barthélemy l’usage et l’entretien d’outils essentiels et apprenez à fabriquer des objets du quotidien.

    Lou, qui a reconstruit une partie de la charpente de Notre Dame de Paris, vous apprendra la charpente paysanne traditionnelle. Du choix du bois en forêt jusqu’au levage d’une structure simple, elle démystifie étape par étape l’acte immémorial de bâtir.

    Ma plus grande joie est la création de la formation traction animale paysanne avec Charles, Baptiste Hérault, Swan et mes jeunes chevaux pour découvrir comment faire d’un cheval votre plus précieux allié au jardin, au champ, dans la vie quotidienne.

    Comment cuisiner un jardin ? Quiconque a déjà goûté à la cuisine vibrante, colorée et gourmande de Lila sera intéressée par sa formation cuisine vivante. Apprenez à cuisiner des menus simples, frais et sains au rythme des saisons.

    Et quiconque est amoureuse du végétal, comme nous toutes ici, voudra s’initier à la médecine des plantes avec Aurélie Valtat pour (se) soigner dans la beauté. Apprenez à cultiver, transformer, utiliser ces cadeaux de la Terre.

    Justine Lebas vous fera découvrir les 1001 gestes ancestraux de la confection d’une gamme de pains variés, pour une production familiale ou professionnelle en apprenant à gérer votre micro-fournil au levain naturel.

    On vous souhaite le meilleur, chères microfermières !

    C’était ce mois-ci le dernier module de la formation Microferme. Les participantes ont présenté leur projet de design et reçu leur attestation de Cours de Conception en Permaculture. Bravo, bonne route à vous, merci pour vos rires et vos intelligences et votre gentillesse.


    Samuel Lewis, paysan-artiste, nous a fait l’immense plaisir de venir nous raconter sa Hoe Farm, de chanter fort et jouer de la houe avec nous. Comme 900 000 paysannes sur Terre, Samuel cultive à la main exclusivement (sans même l’aide de la traction animale) céréales, légumineuses et légumes pour le nourrir lui et sa famille toute l’année. « Je suis une bête sauvage qui travaille la terre. Le sanglier travaille la terre à sa manière, pourquoi je ne pourrais pas faire le sanglier de temps en temps ?« .

    Fouillons la terre de nos groins joyeux et faisons de nos lieux de vie des microfermes à notre mesure. Il reste des places pour la session 2026, ne manquez pas cette occasion.

    Les fruits que l’on récolte…

    Quelle abondance en ce mois d’octobre ! Les poires, les nashis, les pommes de terre, les radis, les courges, le maïs, et encore les tomates, les aubergines, les poivrons et même les cosmos qui jouent à l’été indien… Venez à nos ventes du vendredi, de 16h à 18h !

    Les pommes, reines de l’automne, ont été soigneusement ramassées, triées, lavées, broyées puis pressées dans le pressoir manuel qui appartenait à Huguette, voisine de la ferme.

    On a vu les choses en grand avec Les Petites l’Ouches et nos conserves artisanales sont en grand nombre pour notre marché local, on peut donc envisager de les revendre plus loin… ça vous tente ? Au menu : sauce de tomates anciennes, tomates anciennes au naturel, poires au sirop, confiture pomme rhubarbe, tartinable de betterave, pickles de concombre. Tout est bien sûr bio, cultivé à la main et récolté à maturité, naturellement.

    …et les graines que l’on sème

    Expérimenter et transmettre, telle est l’une des raisons d’être de la ferme du Bec Hellouin. Nous sommes heureuses d’accueillir toujours plus de groupes, de curieuses et d’aller à leur rencontre pour partager ce que nous savons d’une vie plus en harmonie avec la Terre.

    Nous sommes sorties de l’enceinte de la ferme pour participer au festival « Les Chemins de Travers » à Rouen, et présenter nos pratiques agricoles low-tech. Charles et Rose sont partis conseiller un camping très engagé dans sa démarche de durabilité.

    Des étudiantes sud-coréennes en lycée agricole, les étudiantes du Master 2 ACTES (AgroParisTech) de François Léger sont aussi venues découvrir l’écoculture conduite à la ferme du Bec Hellouin. Et nous avons eu la visite de Virginie et de François Gabart, marin émérite !

    « Ne juge pas chaque jour à la récolte que tu fais mais aux graines que tu sèmes” disait Robert L. Stevenson : espérons avoir semé des graines dans ces esprits fertiles !

    Recevoir de l’aide

    La cagnotte solidaire pour nous aider à réparer les toitures de la ferme est toujours ouverte.
    Alors que les intempéries d’automne arrivent, on voit certains bâtiments prendre l’eau et l’heure est venue de faire des choix pour entamer des travaux au détriment d’autres, puisqu’il nous manque encore 20 000 euros… un choix cornélien.

    Un immense merci aux 350 contributrices qui ont déjà donné et à celles qui ont partagé notre appel. Votre soutien nous porte au-delà de l’argent, il nous donne de l’espoir !

    *Cette newsletter est volontairement accordée en suivant la règle linguistique de primauté du féminin (ou encore « le féminin qui l’emporte sur le masculin »). C’est un choix qu’a fait Alain Damasio dans le premier chapitre de Vallée du Silicium et dont j’ai trouvé l’expérience de lecture intéressante en tant que femme. Je voulais vous donner l’occasion de la vivre aussi.

  • Transmission

    Les aventures partagées sont les plus belles. Depuis 2024 j’ai l’impression de vivre un rêve éveillé : partager la ferme avec Lila et Rose, mes deux filles aînées, Lilliam et Mathilde, collaboratrices à temps plein, Alexandra, Jean-Claude, Elodie et tous nos autres collaborateurices à temps partiel. Sans oublier les plus merveilleux stagiaires et jeunes en service civique. Une équipe jeune et féminine (sauf moi, vous l’aviez compris !), qui sait conjuguer absence d’ego, ouverture du cœur, engagement et persévérance.

    Nous devons faire face à plusieurs défis : la charge de travail, l’équilibre économique, la commercialisation de nos produits, en cette année de reprise… Et puis la grande question de la pérennisation de la ferme ! La route n’est pas tracée – tant mieux : la suite de l’histoire reste à écrire ! Jour après jour, chacun·e fait preuve de créativité pour chercher des solutions et donne le meilleur pour que vive la ferme.

    Je m’estime immensément chanceux de vivre avec toustes ces jeunes, de partager ce que j’ai pu apprendre tout en essayant de leur laisser suffisamment d’espace pour qu’iels puissent déployer leurs ailes. Vous voyez, mes filles me font même adopter l’écriture inclusive (un peu) ! Je suis en train de devenir écoféministe !

    J’ai bien l’intention de rester au travail tant que ma santé me le permet, mais il semble sain de prendre du recul par rapport au quotidien. Leur déléguer la responsabilité du pilotage et de l’opérationnel, tout en restant en appui si besoin.

    Je vais profiter du temps retrouvé pour écrire de nouveaux livres, j’en ai plein qui se bousculent dans ma petite tête ! Cette semaine, j’ai commencé un grand livre sur les outils, qui sera publié l’an prochain par nos partenaires des éditions Ulmer.

    Je vous remercie chaleureusement pour toutes les si belles rencontres qui ont émaillé les 22 premières années de la ferme. Et me réjouis de retrouver nombre d’entre vous l’an prochain !

    Bienvenue Franziska, Fanny et Guillaume !

    Une nouvelle équipe a pris fin août le relai de Line et Benoît : Franziska, autrichienne, qui réalise à la ferme sa thèse de fin d’études d’agronomie ; Fanny, jeune cheffe talentueuse et Guillaume, qui se rapproche de la terre après des études d’informatique. Ils sont à la ferme pour des mois, voire une année entière : vous allez entendre parler d’eux !

    Pain et produits transformés

    Lila et Fanny forment un super duo en cuisine, quand elles ne sont pas dans les jardins. Le four à pain est remis en service et d’excellents pains au levain sont proposés tous les vendredis lors des ventes à la ferme (16 h à 19 h en automne-hiver). L’abondante production maraîchère de Lilliam permet de réaliser à nouveau des bocaux de conserves de légumes et de fruits (merci à nos amies de « Les Petites l’Ouches », à Bernay), ainsi que des jus de fruits. Et bientôt on presse nos pommes pour faire du cidre !

    Notre tribu

    Le quotidien est vraiment dense et animé : aux 8 personnes, en moyenne, qui travaillent quotidiennement à la ferme, s’ajoutent de nombreux visiteurs. Nos anciennes stagiaires reviennent parfois donner un coup de main, comme Aziza, que l’on voit ici laver les carottes. Lancelot a, lui, plusieurs bonnes raisons de venir régulièrement à la ferme ! Anouchka est venue épauler Lila et Fanny en cuisine. J’adore l’idée que cette ferme soit un lieu d’accueil, d’échanges, et parfois un tremplin pour tous ces jeunes qui acquièrent des compétences et développent leur confiance en eux.

    Dernière session 2025 de la formation Jardinier-maraîcher

    Beaucoup d’émotion durant ces quelques jours, qui clôturent un parcours de formation débuté en février. Nous avons notamment été accueillis avec énormément de générosité par la jeune maraîchère Clémence Queval, qui était venue à la ferme en stage il y a une douzaine d’années et qui a créé depuis sa propre ferme “Le Potager de Livet”.

    Pour décrire ce parcours, je laisse la parole à Tom, qui vient chaque mois des Pays-Bas pour suivre l’ensemble de nos cursus.

    « Un grand merci pour la formation Jardinier – Maraîcher, c’était une expérience formidable…. Pas l’ombre de dogme, très peu d’ego et beaucoup de valeurs et principes mis en avant…

    Mais le bonus final et la magie du Bec sont pour moi l’approche super personnelle envers chaque personne qui vient en formation à la ferme. D’être accueilli les bras ouverts, salué individuellement tous les matins, appelé par son prénom dès le premier jour et par toute l’équipe, et respecté comme individu tout le long de la formation est incomparable.

    Je me suis senti traité comme un bon ami dès mes premiers pas dans la ferme, avec un intérêt pour ma personne, mes rêves, mes attentes et mes envies par toute l’équipe. Avec ce bel exemple devant nous, nos interactions entre participants sont parties dès le début sur la même base, ce qui a fait que nous avons tous et toutes l’impression d’avoir passé un weekend en famille après chaque séjour au Bec.

    De savoir être aussi accueillant et chaleureux sans pour autant perdre de vue les besoins de formation est un vrai tour de force et une joie à vivre.

    Pour tout cela je te dis un grand merci Charles, et naturellement aussi à toute la très belle équipe qui t’entoure. »

    Nos formations sont certifiées Qualiopi !

    Grâce à l’efficacité de Mathilde, qui gère la ferme et l’Ecole de Permaculture du Bec Hellouin, nos formations sont maintenant certifiées Qualiopi. C’est une reconnaissance de leur qualité car le cahier des charges est très exigeant, et cela autorise une prise en charge par certains organismes, dont France Travail.

    Les formations 2026 se remplissent bien ; Jardinier-Maraîcher est quasiment complète.

    Bonne nouvelle, détaillée dans le prochain Carnet de bord, nous lançons en 2026 6 formations courtes sur les thématiques que l’on nous demande le plus : cuisine naturelle, artisanat du bois, charpente paysanne, herboristerie, traction animale, pain au levain. Elles seront présentées sur notre site web dans les jours qui viennent.

    Au fait, tous les niveaux sont acceptés, nous sommes ouverts à toustes… Même aux ânes !

    Dernière journée Portes ouvertes de l’année

    Énormément de visiteurs pour cette dernière journée Portes ouvertes de 2025, le 28 septembre : une belle surprise pour l’équipe et les artisanes, naturalistes et boulangère qui participent aux animations ! Et de belles rencontres, comme Emy et Yohann, paysans bio qui ont traversé la France chargés de cadeaux, ou ces deux sœurs sénégalaises, toutes deux ingénieures agronomes, qui partent fonder une ferme dans leur pays avec un optimisme à toute épreuve ! Les dates 2026 seront prochainement présentées sur notre site.

    Mais la ferme reste ouverte aux visites lors des ventes à la ferme, tous les vendredi de 16 h à 17 h, jusqu’à fin décembre.

    On a toujours besoin de vous !

    Nous avons lancé ces derniers jours un appel aux dons, pour réparer nos toitures et nos serres bien endommagées par l’orage de grêle du 25 juin. Vous l’avez sûrement vu passer. Nous sommes extrêmement touchés par les soutiens reçus et les messages tellement gentils. Cela fait chaud au cœur !

    Il reste 40 000 € à trouver, ne baissons pas les bras, je vous en prie : merci de relayer notre appel dans vos réseaux !

    La cagnotte est en ligne sur le site Le pot commun. Voici le lien vers l’appel : https://www.lepotcommun.fr/pot/ejd2hg70
    Et voici le lien vers la vidéo réalisée, avec des images impressionnantes de la tempête : https://www.instagram.com/p/DPTvyGQiHra/

  • Edition spéciale : nous avons besoin de vous !

    22 années marin, puis 22 années paysan : j’en ai vu des tempêtes ! Mais une comme celle-ci, jamais. Le 25 juin dernier, en fin de journée, le ciel grondait de toutes parts, puis le vent s’est levé d’un coup, avec une violence incroyable. Les arbres tordus, pliés, les rideaux de pluie volant à l’horizontale me rappelaient un cyclone vécu bien des années plus tôt sur l’île de La Gomera. Soudain des grêlons se sont mis à tomber. 5 centimètres de diamètre, de véritables projectiles soufflés par le vent, capables d’impacter une tôle. 6 minutes ont suffi à ravager la ferme, fracasser les toitures et les arbres…

    Depuis des mois nous enchaînons les rendez-vous d’expertise et les rencontres avec des artisans afin d’établir les devis. Le verdict est sans appel : pour réparer les toitures et les serres, il nous faut trouver 55 000 €, en plus de la participation de notre assureur.

    C’est pourquoi nous nous permettons de vous lancer cet appel à l’aide, non sans avoir beaucoup hésité. Je m’étais toujours refusé à solliciter la solidarité de notre communauté. Tant de personnes, de peuples vivent des cauchemars sans commune mesure avec ce que nous avons vécu ! Toutefois, nous sommes dans l’incapacité de financer ces réparations qui doivent être réalisées avant l’hiver, si possible, pour garder les bâtiments hors d’eau. Depuis plusieurs années nous différions le lancement de travaux importants et nécessaires, faute de trésorerie. Alors cet orage nous invite à vous demander votre soutien.

    Nous lançons une cagnotte en ligne sur le site Le pot commun. Voici le lien vers l’appel : https://www.lepotcommun.fr/pot/ejd2hg70

    Et voici le lien vers la vidéo réalisée, avec des images impressionnantes de la tempête : https://www.instagram.com/p/DPTvyGQiHra/

    On n’est pas résilient tout seul, on ne peut l’être que lorsque l’on est solidaire ! Vous formez notre communauté. Nous vous serions vraiment reconnaissants de relayer cet appel sur vos réseaux. Toute l’équipe vous remercie du fond du cœur pour ce que vous pourrez faire.

    Faisons de cette tempête une opportunité de nous rencontrer ! Les donateurs seront invités à des temps de rencontres et d’échanges à la ferme.

    Mathilde se tient à votre disposition pour toutes questions : contact@fermedubec.com

  • La fin de l’été, la solidarité dans les jardins et une nouvelle équipe !

    Salut ! 

    C’est moi qui prends le relai pour cette newsletter d’août. Je me présente : Line, 23 ans, en service civique ici à la ferme depuis janvier, passionnée par l’exploration des chemins de guérison, le massage, le mouvement et les êtres vivant·e·s. Écrire cette newsletter a un goût tout particulier pour moi car je passe au Bec Hellouin mes derniers jours, s’achevant mon stage de 8 mois.

    Participer à la création d’un nouveau monde

    Je suis arrivée à la ferme en janvier, assez anxieuse de la situation écologique. Je me sentais impuissante face à l’état du monde, et cela générait beaucoup de stress chez moi. Mais je crois que la ferme m’a aidée à guérir cette éco-anxiété. Bien sûr, la situation reste comme elle est. Mais j’ai l’impression de participer à la création du monde que je souhaite faire advenir. Ici, et ailleurs, je sais que beaucoup œuvrent pour ce monde. À la ferme, on pense beaucoup à l’effondrement. Le monde que l’on connaît va s’effondrer, mais c’est peut-être un mal pour un bien ? J’aime me dire que l’avenir que l’on est en train de créer fait de la place aux plantes, à la joie, à l’amour et à la solidarité. Voir ces relations d’entraide, d’amitié, d’amour au sein de notre petit cercle de la vallée du Bec me touche et me donne beaucoup d’espoir. La ferme que l’on donne à voir dans les livres, sur les réseaux sociaux, repose sur ce cercle. Je pense à celles et ceux qui viennent partager leurs savoirs lors de nos portes ouvertes, à nos ami·e·s charpentier·ères qui ont construit à la ferme une magnifique charpente, à toutes celles et ceux qui nous motivent pour continuer à partager, à explorer, à celles et ceux qui viennent « danser pour nos épinards » et répandre de la joie dans les jardins. La transition écologique repose sur ces solidarités, ces liens forts qui nous unissent. Les changements que l’on doit faire advenir me semblent difficiles, mais j’ai l’impression que l’on peut aussi y trouver beaucoup de joie. 

    Ici, une photo de l’équipe lors des portes ouvertes le 1er août ! Échanger avec vous lors des portes ouvertes nous motive beaucoup et renforce ces liens.

    Chantier collectif !

    Nous avons lors de ce mois d’août été témoins à la ferme de la plus belle preuve d’entraide et de solidarité. Nous avions lancé un appel pour un chantier collectif à nos ancien·nes stagiaires et ami·e·s car il y avait beaucoup de travail dans les jardins, et nous étions alors trop peu nombreux. Remettre en culture les champs du paysage de résilience nécessite une grande quantité de travail, et c’est parfois soulageant de demander de l’aide ! C’était magnifique de voir se rencontrer des familles, jeunes, ami·e·s de la ferme venu·e·s parfois de loin pour nous aider ! Nous avons travaillé dans la joie, en voyant se créer beaucoup de relations d’amitié et d’entraide qui j’espère déborderont du cadre de la ferme. Quel bonheur pour un lieu comme la ferme de participer à ces synergies et de contribuer à un réseau d’entraide et de solidarité toujours plus grand et fort.

    Le chantier participatif a permis d’avancer sur beaucoup d’aspects : 

    • Le repiquage des cultures d’hiver : poireaux, choux.
    • Le soin de la ferme : désherbage des cultures, nettoyage des mares qui étaient envahies par les algues.
    • Une journée a été accordée au terrain de la forêt, une sublime parcelle avec vue imprenable sur l’abbaye et le village du Bec Hellouin. Ce terrain a été cultivé pendant quelques années, et beaucoup de fruitiers y ont été plantés. Des heures de travail ont été passées pour créer des terrasses et des allées pour y cultiver des légumes en traction animale. S’il n’est plus cultivé aujourd’hui, c’est toujours chouette d’y aller et de l’entretenir ! Nous espérons pouvoir l’exploiter de nouveau un jour…

    Je vous partage quelques témoignages : 

    « Ce moment a fait vibrer nos énergies. Le Bec ne laisse pas insensible les âmes qui se l’approprient », merci Cédric !

    « Ce qui rend le Bec Hellouin si vivant, si vibrant, ce n’est pas seulement la terre, ni ses récoltes, ni la beauté de ses jardins. C’est la vie qui circule entre les êtres. L’énergie de ces belles âmes qui veulent faire du bien ensemble. C’est tout ce vivant en mouvement, cette symphonie humaine », merci pour tes jolis mots Alexis !

    Appel à la solidarité suite à l’orage qui a frappé la ferme

    La ferme a été frappée par un violent orage à la fin du mois de juin. La grêle a gravement abîmé les serres qui doivent être changées avant l’hiver, mais aussi les toitures. Sur cette image, on peut voir un arbre qui est tombé sur un bâtiment de maraîchage. La ferme est en difficulté financière pour faire face à cet aléa climatique. Nous allons donc lancer prochainement un appel à la solidarité pour nous soutenir. 

    Nous pensons aussi très fortement aux autres maraîcher·e·s de la région qui ont été affecté·e·s par cet orage !

    Production de légumes et ventes à la ferme

    Ce mois d’août a été l’apogée de l’abondance dans les jardins. Nous n’avons jamais eu autant de fruits et légumes à proposer lors des ventes à la ferme ! D’ailleurs, pour rappel, nous vendons notre production maraîchère à la ferme tous les vendredis de 16h à 19h. N’hésitez pas à venir nous voir ! Lilliam met beaucoup d’amour et de soin dans les jardins, les légumes en sont encore meilleurs.

    Voici une photo des ventes à la ferme. Quel plaisir pour nous de voir la queue devant le stand de maraîchage, et de voir des client·e·s fidèles revenir chaque semaine en complimentant nos légumes ! Pour information, nous proposons chaque semaine des paniers diversifiés à 15 euros.

    J’aime me dire que si l’on aime la terre elle nous aime en retour. Ici à la ferme, ont bien sûr été développées beaucoup de pratiques agroécologiques, mais j’ai le sentiment que la plus importante d’entre toutes, c’est de cultiver avec amour nos plantes ! Penser à elles, les soigner, leur envoyer des bonnes ondes. Quand on se promène dans les jardins, on ne peut que constater que les plantes sont heureuses ! Nous avons commencé à transformer nos productions estivales pour pouvoir les proposer à la vente toute l’année. Cette année, nous avons eu une grande production de concombres, tomates, betteraves et fruits. C’est chouette de pouvoir les utiliser toute l’année !

    Au revoir Benoît, bienvenue à la nouvelle équipe !

    Ce mois d’août a vu le départ de Benoît qui était en service civique à la ferme depuis avril. Nous étions toustes très tristes mais nous lui souhaitons beaucoup de réussite et de bonheur dans ses études d’ingénieur agronome. 

    La fin du mois voit se constituer une toute nouvelle équipe, avec l’arrivée de Fanny, une cheffe normande qui restera pendant un an pour un service civique. Bientôt la ferme accueillera aussi de nouveaux stagiaires qui viendront participer aux programmes de recherche et au maraîchage.

    J’ai beaucoup d’amour pour cette équipe, pour toutes ces femmes qui œuvrent avec beaucoup de cœur, d’attention et de soin à enrichir ce lieu par leurs expériences, leurs idées, leurs forces. J’espère que vous pourrez venir les rencontrer ici à la ferme !

    Un mémoire sur la spiritualité et l’engagement écologique

    J’ai passé plus d’un an à lire, documenter et écrire mon mémoire de fin d’études sur les liens entre spiritualité et engagement écologique, en me basant sur ce qui était fait à la ferme, comme terrain de recherche. Je me suis intéressée aux alternatives agroécologiques et aux modes de vie qui étaient en résonance avec le monde. À travers l’exemple de la ferme, j’ai voulu montrer comment des pratiques spirituelles pouvait participer à régénérer le vivant, grâce à des pratiques concrètes ancrées dans le quotidien. Tout ce qui est fait à la ferme, au-delà de la question agricole, toutes ces pratiques partagées dans les guides de la collection « Résiliences », le fait de prendre du plaisir à faire soi-même, à comprendre les plantes, à se chauffer au bois, se soigner avec les plantes, élever des animaux… porte un projet radical vis-à-vis de notre société occidentale : préférer le vivant et l’amour à la haine et la violence, porter du soin dans les actions quotidiennes pour entrer en résonance avec le monde.

    Ma conclusion est la nécessité d’intégrer l’amour, la sensibilité et les autres formes du vivant à la transition écologique, de créer de nouveaux rituels, de nouvelles manières de célébrer le vivant en prêtant attention à ce qui nous entoure pour s’ancrer un peu plus dans un territoire avec qui l’on établit des réciprocités et des interdépendances. 

    À ce sujet, je vous recommande vivement la lecture d’un essai qui, pour moi, a été bouleversant, et dont je vous partage un court extrait : 

    « Et pourtant nous pouvons raconter d’autres histoires, d’autres traditions, celles qui produisent des relations aux invisibles, qui font cohabiter des morceaux tangibles de lumière avec des étincelles d’obscurité, des histoires sans conquête, des histoires cosmiques d’étoiles déjà mortes et qui brillent pourtant encore dans le ciel, de trous noirs remplis de lumières et de tout ce qui peut encore arriver, des histoires qui continuent d’attiser le feu, celui qui danse, danse, et qui danse encore, non pas pour anéantir la nuit, mais pour se déployer en elle, s’y réparer, s’y aimer. »

    Yuna Visentin, Spiritualités radicales. Rites et traditions pour réparer le monde.

    À la Ferme du Bec Hellouin, nous vivons en permanence des moments qui nous permettent de nous lier à ces autres mondes, visibles et invisibles, lorsque nous cultivons avec amour les jardins, lorsque nous vous recevons lors des portes ouvertes ou des formations, ou lorsque nous célébrons de grands chantiers ensemble ! Ces moments de fête participent à renforcer les liens qui nous unissent au monde, et nous en sommes très reconnaissant·e·s. En août par exemple, nous avons passé du temps à observer la vallée en haut de la colline depuis chez Lila, nous nous sommes retrouvé·e·s dans la cabane de Charles en forêt pour parler des futurs projets de la ferme, nous avons parcouru la ferme avec Martine, notre amie naturopathe qui nous a partagé quelques uns de ses savoirs sur les bienfaits des plantes. Tous ces moments sont précieux et nous les vivons comme des célébrations !

    Le mémoire est en accès libre sur le site de la ferme et en cliquant ici.

    Un peu de nos mascottes….

    Avant de vous quitter, je vous partage quelques photos de notre nouvelle mascotte Goumi, que l’on aime beaucoup, sans oublier le fidèle Edgar !

    Alice notre ânesse est une spécialiste pour ouvrir les barrières… Ici, prise en flagrant délit de vol de graines dans la serre !

    Je vous souhaite beaucoup d’amour et de joie dans tout ce que vous entreprendrez, et beaucoup de douceur et de bonheur dans vos vies ! 

    Line

  • Danser sous l’orage

    Danser sous l’orage

    Le 25 juin à 20 h 50, la ferme a soudainement été frappée par un très violent orage de grêle.
    La rivière fumait sous l’impact de grêlons de 3 centimètres de diamètre qui hachaient la végétation, le vent tordait les arbres et arrachait les tuiles. Un spectacle qui évoquait les cyclones tropicaux, en plus bref heureusement. Mais ces quelques minutes ont suffi à métamorphoser la ferme.


    La pluie a relancé l’inondation qui commençait à se résorber. Notre ferme étant située dans un fond de vallée, nous notons que la fréquence de ces inondations ne cesse de croître : c’est la troisième de l’année, noyant notre meilleur champ dont les cultures sont à nouveau détruites. Nos petits champs de céréales sont quasiment anéantis. Nos serres ont tenu bon, grâce aux nombreux arbres qui les entourent probablement. D’autres agriculteurs proches ont souffert bien plus que nous.


    Pour paraphraser l’écrivain Gabriel Garcia Marquez, ces phénomènes sont la « chronique de désastres annoncés ». J’ai un sentiment mêlé : une part de colère et d’incompréhension devant l’inertie gouvernementale – et sociétale en général – qui néglige tant la lutte contre les changements climatiques. Mais aussi le désir de mettre à profit ces turbulences pour tester l’adaptabilité de la ferme aux épisodes extrêmes. C’est du reste le thème de l’un des programmes de recherches que nous sommes en train de lancer : comment la ferme est-elle affectée par les changements climatiques, et quelles solutions pouvons-nous trouver ?


    Nous sommes persuadés qu’il ne sert à rien de lutter contre les forces de la nature, mais qu’il est plus pertinent d’apprendre à « danser sous les orages », comme le suggérait un auteur antique dont j’avoue avoir oublié le nom. La ferme est régulièrement inondée ? Et bien accueillons cette eau et acceptons qu’une partie du territoire redevienne une zone humide, elles sont détruites un peu partout bien qu’elles soient tellement précieuses pour leur capacité à séquestrer du carbone et accueillir la biodiversité ! Nous apprenons donc à cultiver l’adaptabilité et nous sommes en train de revoir notre design.


    Charles

    Le champ de l’étang

    Ce petit champ cultivé en traction animale bénéficie de la meilleure terre de la ferme. Mais il a été inondé 5 fois au cours des dernières années, nous renonçons donc à le cultiver. Tout en réfléchissant à un aménagement pertinent. Le pré-verger adjacent est lui aussi régulièrement sous l’eau.

    Solidarité

    Nous remercions celles et ceux qui nous ont adressé des messages d’amitié ! Et notamment nos merveilleux·ses stagiaires qui ont œuvré pour que la ferme redevienne rapidement accueillante !

    Se former à la ferme

    Nos formations 2025 nous permettent de retrouver tous les mois nos stagiaires et l’équipe d’animation. Beaucoup nous disent qu’ils ont l’impression de revenir à la maison, on se connaît bien maintenant et l’ambiance est exceptionnelle. C’est une joie et une fierté de voir ces groupes si motivés apprendre et partager, dans un climat de joie et de bienveillance.
    Les formations 2026 sont en ligne, n’hésitez pas à vous inscrire si l’aventure vous tente ! Elles se remplissent bien, si vous êtes motivé·e n’attendez pas qu’elles soient complètes !

    Hommage à la Terre Mère

    Nous explorons les liens entre l’art et l’agriculture. Cela fait partie des orientations que l’équipe souhaite donner à la ferme : tendre vers une agriculture « sensible et radicale » ! Les solutions aux crises contemporaines ne seront pas que technologiques. Nous avons besoin de revisiter en profondeur notre relation au vivant. Notre amie plasticienne Carmen Boyer réalise depuis 3 ans une « résidence artistique » autour de la mini forêt-jardin. Elle a réalisé des œuvres en utilisant des teintures végétales, autour du thème de la déesse Terre, en s’inspirant de statues et représentations féminines préhistoriques.

    Portes ouvertes… sur le monde !

    Nous organisons chaque vendredi après-midi un marché à la ferme, qui accueille également les visiteurs.  Et une fois par mois, grande opération Portes ouvertes ! Des amie.es contribuent aux succès de ces journées en exposant leurs créations : Morgane la vannière, Justine la boulangère, Blandine la sculptrice sur bois, Carmen déjà évoquée, Martine la naturopathe, sans oublier Yannis responsable de la zone Natura 2000… Je suis tellement touché de rencontrer tant de personnes venues du monde entier : Suisse, Allemagne, Luxembourg, Belgique, mais également Côte d’Ivoire, Colombie et même Corée ! Les messages reçus sont si chaleureux, cela nous permet de réaliser à quel point les travaux conduits au Bec Hellouin touchent de nombreuses personnes sur tous les continents. Raison de plus pour persévérer, même si le financement de nos programmes de recherches est difficile à pérenniser.

    Les prochaines Portes ouvertes auront lieu le 5 et le 18 juillet.

    Des visites, encore et toujours !

    La ferme accueille une biodiversité importante et les inventaires naturalistes reprennent, dans le cadre d’un nouveau programme de recherches portant sur le lien entre biodiversité et santé des cultures. Ces derniers jours une vingtaine de cigognes fréquentent la ferme, pour la première fois, une source d’émerveillement !

    Nous recherchons des volontaires en service civique…

    Nous sommes si heureux d’accueillir actuellement 3 jeunes en service civique. Ils contribuent tellement à la vie de la ferme, en particulier aux programmes de recherches, tout en acquérant de nombreuses compétences. Voici le témoignage de Line (à gauche sur la photo, en compagnie de Swan et de Mathilde, qui gère la ferme). Line réalise son stage de master 2 de Sciences Po, doublé de son engagement en service civique.

    « Cela fait déjà 6 mois pour moi à la Ferme du Bec Hellouin, l’endroit où je suis restée le plus longtemps jusqu’à présent (dans ma petite vie d’adulte). Et pourquoi ? La vie y est très douce. Pendant ce service civique, j’ai pu tisser des liens très profonds avec une merveilleuse équipe, bienveillante et engagée. J’ai beaucoup appris, sur le maraîchage bien sûr, mais aussi sur les plantes, la cuisine, le travail du bois, la biodiversité… et puis beaucoup sur moi et sur la vie. Je me languis déjà de ce lieu dans lequel il ne me reste que deux petits mois… J’ai été absolument ravie de pouvoir vivre plusieurs saisons ici, de rester assez longtemps pour voir évoluer les jardins, les plantes, les cultures, assez longtemps pour manger des courges en janvier et des tomates en juillet.

    La ferme est un grand morceau de bonheur. Lilliam, Lila, Mathilde, Rose, Charles et toute l’équipe sont d’une douceur et d’un amour absolu. Je ne peux que recommander à celleux qui souhaitent s’engager de faire leur service civique ici. D’apprendre ensemble, de s’y nourrir et d’aider à porter ce projet qui a besoin de jeunes motivé.e.s pour construire collectivement un monde meilleur. »

    …Et des jeunes en formation agricole !

    Nous recherchons également des jeunes en formation agricole, naturaliste ou de transition écologique. Voici le témoignage de Noémie, qui vient de nous quitter non sans quelques larmes !

    « Mon stage d’un mois à la Ferme du Bec Hellouin a été une expérience d’une grande richesse autant sur le plan des connaissances que des relations humaines. A travers cette aventure de terrain concrète j’ai pu m’immerger dans le monde agricole pour mieux comprendre les enjeux liés à ces questions tout en découvrant des pratiques durables et respectueuses de la terre. Les activités étaient diverses : repiquage, désherbage, semis, récoltes, fauchage, mise en place du stand de maraîchage, menuiserie… Chaque jour à la ferme porte un visage nouveau ! Les moments que j’y ai vécus étaient remplis d’humanité, de bienveillance et d’apprentissages. Je garderai un souvenir fleuri de cette étape de vie qui m’a permis de savoir que je souhaite entretenir un lien profond avec le monde agricole. »

    Abondance du vendredi

    Les ventes du vendredi ont repris. Nous sommes plein·e·s de gratitude de retrouver nos client·e·s, certain·e·s fidèles depuis 20 ans ! Ces dernières années, la production était essentiellement destinées à l’autoconsommation, aux stagiaires en formation et le surplus était donné aux Resto du Cœur. Quelle joie de nourrir à nouveau la communauté locale ! Nous continuerons naturellement à donner les surplus aux associations caritatives et nous transformerons ce qui peut l’être pour vous proposer confitures, pickles, tartinables, compotes et soupes. Restez à l’affût !

    Rendez-vous tous les vendredis, de 15h à 19h en juillet, août et de 16h à 19h à partir de septembre.

  • Deux nouvelles formations à la ferme !

    Le Cours de Conception en Permaculture est à nouveau proposé à la ferme !


    Voici bien 8 années que nous n’organisions plus de CCP à la ferme. Nous sommes heureux de partager à nouveau cet enseignement conçu par les « pères fondateurs » de la permaculture. Le CCP reste le standard international d’enseignement de cette « quête d’une culture permanente » qu’est la permaculture, dont le monde a plus besoin que jamais. Il ne vous a pas échappé que le « jour de dépassement » de la Terre était cette année le 25 juillet : dorénavant nous avons épuisé toutes les ressources renouvelables de la planète et nous consommons ce qui devrait revenir aux générations futures.

    Le CCP est intégré dans notre formation Microfermes et forêts-jardins. Ce cursus unique propose également un enseignement approfondi de l’écoculture et traite de la conception et de la gestion d’une microferme permaculturelle.

    Introduction à la Permaculture et à l’Ecoculture


    Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, nous programmons à nouveau notre formation d’une journée Introduction à la Permaculture et à l’Ecoculture, qui vous permet de découvrir la ferme en profondeur, de dialoguer avec Charles et l’équipe et d’apprendre ce qui fonde la démarche mise en place dans notre ferme.

    Ces nouvelles formations sont à découvrir sur notre site www.fermedubec.com.

    Merci l’équipe !


    Ce renouveau de la ferme est rendu possible grâce à notre si merveilleuse équipe, notre famille de cœur ! La venue en 2024 de mes filles aînées Lila et Rose a donné le coup d’envoi de ce nouveau printemps. L’embauche de Lilliam, responsable des jardins, de Mathilde, en charge de la gestion et du développement des projets, d’Alexandra, qui contribue à la beauté de la ferme aux côtés du fidèle Jean Claude, a rendu possible le développement des cultures, des programmes de recherches et de l’accueil. Elodie, épaulée d’une belle équipe de facilitateurs, contribue efficacement à renforcer la dynamique autour des formations. Aujourd’hui, une dizaine de personnes sont rémunérées par la ferme et l’Ecole de Permaculture du Bec Hellouin, à temps plein ou partiel. Nous avons l’immense bonheur d’accueillir également des jeunes en formation et en service civique : Benoît, Line, Lou-Anne, Adrien, Aziza et bien d’autres. Ensemble, nous sommes totalement engagés pour que la ferme remplisse ses missions et apporte sa contribution au monde de demain. Cette équipe va prendre en charge l’écriture de ce Carnet de Bord, afin que vous fassiez connaissance.

    Nous réfléchissons à la transmission progressive de la ferme (j’ai soufflé mes 67 bougies), et mettons en place une gouvernance partagée. Je suis tellement heureux de vivre et travailler avec cette tribu jeune, généreuse et compétente, aux riches valeurs. Gratitude !

    Les journées portes ouvertes


    Cette équipe permet également de rouvrir la ferme aux visiteur·euses. Les prochaines journée portes ouvertes se tiendront les 1 er et 30 août. Ces journées sont enrichies par la présence de nos amies : Martine la naturopathe qui propose des balades botaniques, Morgane la vannière, Charlène, qui vient de s’installer comme productrice de fleurs bio et locales, et d’autres selon leur disponibilité. Chaque ouverture nous permet de rencontrer de nouvelles personnes engagées et passionnées. Venez nous visiter !


    La ferme est également ouverte chaque vendredi de 15h à 19h, pour une vente de nos productions. Vous pouvez bien sûr en profiter pour visiter la ferme.

    Troisième session de nos formations


    « Je reviens à la maison ! » « J’arrive chez mes cousins ! », j’adore entendre les remarques de nos stagiaires lorsqu’ielles retrouvent la ferme. Et oui, on se sent bien ensemble pour partager nos passions communes. Ensemble on fait la moisson, on bat les faux, on dessine la microferme de ses rêves… et on fait la fête chaque vendredi, une tradition bien ancrée !

    Chaque formation comprend 4 stages de 3 jours à la ferme, et nombre de stagiaires suivent les deux cursus, ce qui les ramène chaque mois au Bec Hellouin. Autant dire qu’au-delà des journées très denses et des apprentissages, c’est une intense aventure humaine qui s’écrit.

    Coups durs : l’orage de grêle…


    Le très violent orage de grêle qui a frappé la ferme le 25 juin a laissé des cicatrices profondes : 7 toitures à refaire, en tout ou en partie… sans parler des serres, des arbres, des cultures… Plus de 70 000 € de dégâts rien que pour les toitures, on ne sait pas comment les financer parce que la contribution de notre assureur est minime. Nous allons faire appel à la solidarité de notre communauté par un appel aux dons, pour la première fois depuis la création de la ferme. On vous en dira plus bientôt.

    Adieu Nouchka, bienvenue Goumi

    Celles et ceux qui se sont formés à la ferme ont bien connue Nouchka, qui nous a quitté, accompagnée de beaucoup de larmes et de fleurs… Elle faisait vraiment partie de la famille. Et notre petit Edgar a été, et reste, bien mal en point, profondément blessé par des morsures. Toute l’équipe le chouchoute pour qu’il remonte vite la pente. Heureusement Lila a adopté l’adorable petite Goumi, qui nous fait tous craquer ! La vie continue…

    Solidarité avec Madagascar


    Nous vous avons déjà présenté la mission de Tanjomoha, au sud de l’île, qui recueille des centaines de jeunes handicapés et d’enfants perdus, et insuffle une dynamique incroyable dans les communautés paysannes. La semaine dernière nous avons eu la joie d’accueillir le Père Emeric, qui l’anime avec un courage tel qu’aucun cyclone ou sécheresse n’en vient à bout. Il vient nous visiter à chacun de ses rares passages en France. Les ventes de notre livre VIVRE AVEC LA TERRE ont permis d’offrir près de 100 000 € à la mission. Merci à notre éditeur Actes Sud de porter avec nous ce partenariat ! Ces fonds ont contribué à la plantation de milliers de kombohitras, des forêts-jardins traditionnelles de Madagascar. Chaque famille se voit attribuer en pleine propriété un terrain d’un hectare environ, offrir des plants d’arbres et des formations. Ce programme permet de sortir des communautés entières de la misère. Vous pouvez y contribuer : www.francetanjomoha.com. Cette année, nous avons offert une Campagnole pour les jardins qui nourrissent quotidiennement 600 personnes.

  • Ecouter un lieu où les plantes, les oiseaux, les vers de terre exultent…

    Salut !  

    C’est Lila, Charles est en vacances alors je prends le relais. C’est ma première newsletter pour la ferme. Ça m’émeut et m’intimide un peu…  

    La décision de reprendre les portes ouvertes a été mûrement réfléchie. Ouvrir notre ferme n’est pas anodin. C’est notre lieu de vie, notre nid. Cela demande une certaine vulnérabilité d’accueillir, de recevoir chez soi. On a peur d’être jugé, et les critiques sont faciles. Mais c’est aussi partager un bout de monde dans lequel on se sent bien. Un morceau d’utopie, qui existe perdu dans un village de Normandie. Une terre résistante dans un monde dur. C’est ouvrir cette abondance que l’on reçoit chaque jour dans ce jardin, pensé avec le coeur, dont on prends soin avec beaucoup de sueur.  

    C’est insuffler que vivre de ses rêves peut parfois devenir réalité. Nous mettons avec toute l’équipe tout le soin possible pour vous accueillir, en espérant que vous pourrez glaner quelques idées, écouter un lieu où, à mon sens, les plantes, les oiseaux, les vers de terre exultent.  

    On vous souhaite de tout coeur paix et amour ! Nous sommes tellement touchés par toutes ces personnes merveilleuses que nous rencontrons et qui nous font tenir. Se relier nous nourrit, nous donne de la force.  

    Plein de bonnes ondes pour réaliser vos rêves les plus fous, de lieux en harmonie avec le vivant, de créations. Je me sens émue d’hériter de tant de preuves d’amour de mon père, de la bienveillance de ces femmes merveilleuses avec qui nous faisons équipe. Et dans le fond, je crois que l’amour ça se répand ! 

    Je vous partage cette citation que j’aime beaucoup : « Le potentiel d’un arbre n’a jamais été de se déployer entièrement mais plutôt de pouvoir se déployer dans tous les sens en fonction des autres autour de lui et de contribuer à quelque chose de plus grand que lui-même : la forêt » Pattie O Green, Manifeste céleste. 

    Le mois de mai a débuté avec une grande fête pour mes 1 an de vie en Normandie ! Je ne regrette pour rien au monde ma vie parisienne. L’aventure de la ferme est riche en rencontres et le contact avec les plantes me nourrit chaque jour. Quoi de mieux que réunir ses ami.es et célébrer la vie ? Ici le déguisement d’Edgar.  

    Une foule de fleurs  

    La ferme est aussi un merveilleux jardin de fleurs et de beauté. Quelques photos pour vous partager ces lumières de printemps, ces arbres qui dégoulinent de fleurs et la joie des premières fraises !  

    Une visite de Tanzanie 

    Nous avons eu la joie d’accueillir la docteur Mwatima Juma, activiste tanzanienne en faveur de la permaculture et responsable de Tanzania Organic Agriculture Movement. Une très belle rencontre ! 

    Un nouveau bâtiment à la ferme  


    Grâce à notre collaboration avec l’entreprise Ateliers Desmonts, Lou et sa fine équipe, nous accueillons une nouvelle charpente au coeur de la ferme. Elle a entièrement été réalisée à la main. Un savoir-faire local, écologique et de toute beauté ! Comme ils le disent fièrement, même sans pétrole, ils pourraient continuer à exercer. La charpente a été levée pendant notre formation Microferme, un travail d’équipe. Nous vous avions montré la coupe de l’arbre avec des outils manuels, la suite arrive bientôt sur nos réseaux sociaux !  

    Les formations ou la joie des retrouvailles… 

    Les liens se tissent peu à peu avec les personnes qui suivent nos stages. Que de belles rencontres ! Nous avons animé notre premier cours de plantes sauvages comestibles avec ma soeur Rose. Grande joie que de partager l’une de nos immenses passions… Je prends toujours beaucoup de plaisir à cuisiner pour les groupes.  

    Les dessins de “Vivre avec la terre” 

    Nous avons reçu les magnifiques poster faits avec les dessins de Charles sur les associations de cultures, les légumes japonais, les oiseaux… Nous avons aussi fait une affiche avec le plan de la ferme dessiné par la talentueuse Rose. Ils sont en vente à la boutique. Ainsi que des cartes postales. De quoi emporter quelques souvenirs de la ferme chez vous !  

    Un champs inondé 

    Alors que tous les légumes étaient implantés et en forme, un de nos champs travaillé avec Swan la jument a été inondé pendant plusieurs jours… Une berge s’est effondrée chez le voisin. Dur dur de voir toutes ces heures de travail sous l’eau !  

    Ventes de légumes et portes ouvertes  :

    • Pour rappel, la ferme accueillera les visiteur.euses les 21 juin, 5 juillet, 18 juillet, 1er août, 30 août et 27 septembre, de 14 h à 18 h 30. Nous prévoyons un programme spécial pour le 21 juin avec de super intervenant.es.  
    • A compter du 6 juin 2025 la ferme est ouverte tous les vendredis de 16 h à 19 h. Vous pouvez la visiter et acquérir nos productions : fruits et petits fruits, légumes, plantes aromatiques et médicinales, produits transformés… 
    • Les inscriptions à nos formations 2026 sont ouvertes. 
    • Vous pouvez suivre l’actualité de la ferme sur nos pages Instagram, Facebook et LinkedIn, qui proposent également des vidéos didactiques : comme faire ses tisanes de pétales de roses et fleurs de sureau, le secret des bonnes fraises ou comment cultiver la verticalité.  

    Merci à Alice Boursini et Alexis Maingusson pour les belles photos !